Infiltration sous scopie | Rhizotomie sacro-iliauqe par thermolésion (SInergy)

Rhizotomie sacro-iliaque par thermolésion (SInergy)

La rhizotomie sacro-iliaque par thermolésion (méthode SInergy) est une technique utilisée pour diminuer à long terme les douleurs provenant de l’articulation sacro-iliaque en « brûlant » les branches postérieures de L5, S1, S2 et S3.

Indication

L’articulation sacro-iliaque peut être la source d’une douleur en général localisée à la région lombosacrée. Les patients ayant été soulagés de façon importante mais temporaire par une infiltration sacro-iliaque sous fluoroscopie peuvent éventuellement bénéficier d’une rhizotomie sacro-iliaque.

Les résultats

Si le test diagnostique est positif, les premières études démontrent que la majorité des patients s’améliorent. Les patients traités par la technique SInergy semblent obtenir de meilleurs résultats qu’avec la technique conventionnelle (36% à 65%).

La procédure

Après désinfection de la peau et anesthésie de celle-ci au besoin, le médecin s’assure de la bonne position du trocart sur le nerf pour les branches médianes postérieures de L4 et L5. La procédure est la même que pour la thermolésion facettaire. Des stimulations électriques sont effectuées avec un courant de faible intensité pour déterminer si l’emplacement du trocart est adéquat. Une anesthésie locale est pratiquée et l’aiguille est chauffée par un courant de plus forte intensité, brûlant ainsi la branche médiane postérieure.

Lors de la deuxième partie (dénervation des branches postérieures de S1, S2, S3), un cathéter de radiofréquence relié à un système de refroidissement par eau distillée est utilisé. Une lésion est pratiquée à trois endroits aux niveaux S1 et S2 et à deux endroits pour S3. Ce système a l’avantage de créer une lésion plus importante à l’extrémité du cathéter. L’intervention est réalisée sous anesthésie locale et est indolore.

Effets secondaires

Après la procédure, le patient peut ressentir des engourdissements ou une faiblesse d’un membre. Ceci découle de l’anesthésie effectuée pendant la procédure. Les symptômes peuvent durer de plusieurs minutes à quelques heures et sont temporaires.

Complications

Les complications sont essentiellement reliées à l’injection, à l’anatomie concernée et aux substances injectées. L’utilisation de radiographie pour confirmer le trajet du trocart pendant la procédure procure une grande sécurité à la technique. Les stimulations électriques de faible intensité administrées avant le traitement permettent également d’éviter les complications. Les risques de complications telles infection ou hémorragie sont les mêmes que pour toute autre infiltration. Elles sont exceptionnelles.

Précautions

Les anticoagulants et le Plavix doivent être cessés avant la procédure. L’autorisation d’arrêter temporairement la médication doit être obtenue par le patient auprès du médecin qui l’a prescrite. La grossesse est une contre-indication. Toute allergie médicamenteuse ou aux produits de contraste doit être signalée au médecin. Il est important de noter que la technique de rhizotomie ne peut être effectuée chez les patients porteurs de pacemaker.